vendredi 27 septembre 2024

APOCALYPSE 9,13

Le son de la 6ème trompette met en route de nouveaux évènements qui, tous, ont pour but d'attirer le malheur sur les hommes rebelles à Dieu qui restent sur la terre. Ces évènements ne se présentent pas sous la forme d'un seul fléau, comme ceux des trompettes précédentes, mais ils revêtent plusieurs aspects. Leur description court de ce verset jusqu'au chapitre 11, verset 14.

L'ordre de déclencher le second malheur est donné, dit Jean, par une voix qui sort des quatre cornes de l'autel d'or qui est devant Dieu. Cet autel fait référence à celui des holocaustes construit avec le tabernacle, autel qui se trouvait dans le parvis : Exode 27,2. Le second malheur est en lien direct avec le sacrifice. Le sacrifice offert par Jésus, nous dit l'auteur de l'épître aux hébreux, assure à ceux qui en sont les bénéficiaires une libre entrée dans le sanctuaire de la présence de Dieu : Hébreux 10,19. C'est par une braise prise sur l'autel que l'un des séraphins qu'Esaïe voyait lui assure de la part de Dieu le pardon de son péché : Esaïe 6,5 à 7.

C'est donc à partir du lieu où les élus sont réconciliés avec Dieu que sonne l'ordre de déclencher le second malheur qui va frapper les hommes rebelles. Cette double réalité nous rappelle que la croix a une odeur de vie ou de mort pour les hommes : vie pour ceux que Dieu appelle à Lui et qui se repentent, mort pour ceux qui refusent de voir dans la croix la sanction de leurs péchés. Au jour du jugement, il sera trop tard pour se repentir. Il en sera des hommes demeurés rebelles comme d'Adonija : 1 Rois 1,50-51, et de Joab : 1 Rois 2,28 à 34, qui, se sachant condamner, s'accrochèrent en vain aux cornes de l'autel. La protection qu'ils y cherchaient n'était plus effective. Ils devaient payer pour les crimes de leurs vies et aucune tentative de leur part d'y échapper ne réussit.




Retrouvez moi tous les mercredis à 18 H sur : https://www.lasaintquentinoiseradio.fr/

jeudi 19 septembre 2024

APOCALYPSE 9,12

On imagine le soulagement des habitants de la terre après que le premier malheur soit enfin passé. Du jour au lendemain, la souffrance causée par les sauterelles s'est estompée. Mais qu'a-t-elle produite ? A-t-elle conduit les habitants de la terre à se repentir de leurs conduites ? Comme le Pharaon le montre au temps de Moïse, il faut plus que des souffrances et des malheurs pour que le coeur de l'homme se repente réellement et change de disposition. Au temps du malheur, on s'humilie et on promet de s'amender. Mais le malheur passé, on revient rapidement et tout naturellement à ses anciennes habitudes : cf Exode 8,24 à 28. Toute la Bible est là pour en témoigner. Seule une oeuvre profonde du Saint-Esprit dans les coeurs permet à l'homme de changer véritablement de disposition. La chair, le coeur naturel de l'homme est si tortueux qu'il est dans l'incapacité totale de faire autre chose que revenir dans ses anciennes ornières, même si pour un temps, il semble pleurer sur lui-même. C'est pourquoi Jean-Baptiste insistait auprès des religieux qui venaient vers lui pour être baptisés, après avoir confessé leurs péchés : Produisez donc du fruit qui confirme votre changement d'attitude... sans quoi votre démarche n'est qu'hypocrisie : Matthieu 3,8. L'homme est un animal religieux. Il sait comment, par des rites, des formes extérieures, démontrer qu'il regrette ses péchés. Mais au fond de lui, il ne capitule pas. Il ne le peut d'ailleurs même pas si, par le Saint-Esprit, Dieu ne le retourne pas lui-même complètement. Il ne nous faut pas simplement pleurer sur nous-même, mais crier à Dieu pour qu'Il nous change vraiment, que son Esprit vienne habiter en nous pour faire de nous des personnes nouvelles. "Oh Dieu ! Crée en moi un coeur pur ! Renouvelle en moi un esprit bien disposé ! " prie le roi David après son adultère... : Psaume 51,12... "sans quoi je risque de recommencer..." Dieu répond au travers de Jésus-Christ, et de Jésus-Christ seulement !

Le premier malheur est donc passé. Mais comme il n'a rien changé, Jean l'annonce : voici : deux autres malheurs viennent encore après celui là !

Retrouvez moi tous les mercredis à 18 H sur : https://www.lasaintquentinoiseradio.fr/

mercredi 18 septembre 2024

APOCALYPSE 9,7 à 11

Après nous avoir fait connaître l'ordre de mission des sauterelles sorties de l'abîme, Jean passe à leur description. Pour se faire, l'apôtre compare ce qu'il voit de ce qui constitue ces sauterelles à ce qui, dans ce qu'il connaît, leur ressemble le plus. La répétition du mot "comme" exprime l'idée que Jean essaye d'utiliser ce qui se rapproche le plus dans le monde qu'il connaît des attributs de ces "insectes" maléfiques. Les sauterelles, dit-il, ressemblent à des chevaux préparés pour le combat. Leur harnachement, comme leur formation disciplinée, lui rappelle peut-être ceux des armées romaines lorsqu'elles se mettaient en ordre de bataille. Leur tête était couronnée d'or et leur visage pareil à celui d'un homme. Les sauterelles sont sorties de l'abîme en vainqueurs et pour vaincre, pour reprendre l'expression de Jean attribué au cheval blanc, dont le cavalier était lui aussi couronné : Apoc 6,2. Le fait que Jean discerne un visage humain témoigne de l'intelligence des sauterelles. Elles ne sont pas seulement des "insectes", mais, comme les hommes, elles sont dotées d'un esprit. Jean poursuit la description en mettant en contraste les cheveux des sauterelles et leurs dents. Les cheveux de la femme suggèrent un pouvoir de séduction qui cache une férocité terrible (les dents de lion). Les sauterelles sont là pour déchirer et faire souffrir leurs victimes, pas pour autre chose. Elles sont des prédatrices trompeuses et cruelles. Leur poitrine couverte d'une cuirasse parle de leur invulnérabilité et le bruit assourdissant de leurs ailes témoigne à la fois de leur puissance et de leur grand nombre. C'est dans leurs queues armées de dards, précise Jean, que se trouve, à l'image des scorpions, leur pouvoir de nuisance qui durera cinq mois (seconde mention de cette durée : v 5 et 11). Jean termine sa description en faisant mention de celui qui est leur chef, l'ange de l'abîme appelé en hébreu Abaddon et en grec Apollyon, noms qui signifient Destructeur. Le fait que les sauterelles de l'Apocalypse aient un roi les différencient nettement des insectes bien connus en Orient qui, toutes, sortent par divisions, mais n'ont justement aucun roi qui les dirige : Proverbes 30,27.

Que sont ces sauterelles ? Personne jusqu'ici n'a été capables de le dire avec précision. La description qui en est faite a pour but de décrire leur pouvoir de nuisance, leur intelligence et leur invulnérabilité. Aucune technologie née du savoir humain n'aura de pouvoir contre elles. Leur cible, les hommes rebelles qui n'ont pas l'empreinte de Dieu sur leurs fronts, témoignent de la nature spirituelle du fléau. Le salut des élus dans ce moment terrible ne sera dû qu'à une seule chose : leur sécurité en Christ par le Saint-Esprit.


Retrouvez moi tous les mercredis à 18 H sur : https://www.lasaintquentinoiseradio.fr/

mardi 17 septembre 2024

APOCALYPSE 9,6

La période de cinq mois pendant lesquels les sauterelles sorties de l'abîme vont sévir sur terre, sera l'une des périodes les plus déprimantes de l'histoire pour l'humanité rebelle à Dieu. Malgré toute la technologie et les prouesses scientifiques dont les hommes sont capables, ils seront impuissants pour apaiser ou éradiquer la douleur que leur causeront les sauterelles. Celle-ci sera si intense, dit Jean, que les hommes rechercheront, soupireront et désireront mourir. Mais même ce soulagement leur sera refusé.

Il faut être passé par d'intenses souffrances psychologiques pour savoir ce que cela signifie de désirer mourir. Bien des justes et des prophètes éprouvés ont connu cette aspiration, ce soupir, cette prière à Dieu pour mourir : Job : Job 3,20-21 ; Elie : 1 Rois 19,4 ; Jérémie : Jérémie 20,17 et bien d'autres. Selon Cornelius Gallus, un poète romain du 1er siècle, "la pire des blessures, c'est le désir de mourir et de ne pas pouvoir le faire." La différence entre les justes de la Bible et les rebelles de l'Apocalypse est cependant énorme. Si les justes de la Bible désirent mourir, c'est pour rejoindre leur Seigneur dans la paix. Les rebelles qui veulent mourir désirent mettre fin à leurs souffrances du moment... sans savoir qu'ils quittent une souffrance pour en trouver une autre bien plus intense et durable, puisqu'elle se prolonge dans l'éternité. Esaïe le prophète l'a dit depuis longtemps : où qu'ils aillent, il n'y a point de paix pour les méchants : Esaïe 48,22 ; 57,21."


Retrouvez moi tous les mercredis à 18 H sur : https://www.lasaintquentinoiseradio.fr/

lundi 16 septembre 2024

APOCALYPSE 9,3 à 5

Le puits de l'abîme ouvert, des essaims de sauterelles en sortirent pour couvrir la terre. Les sauterelles qui en surgirent n'avaient cependant rien à voir avec celles qui peuvent envahir les pays d'Orient et dévaster la végétation. Leur pouvoir n'étaient pas dans leurs mandibules, mais dans leurs queues, semblables à celles d'un scorpion. Elles étaient équipée d'un dard qui injectait un venin douloureux. Les sauterelles sorties du puits de l'abîme ne s'en prenaient pas à l'herbe, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais aux hommes qui n'avaient pas l'empreinte de Dieu sur leurs fronts. Bien que maléfiques, elles étaient dotées d'un discernement spirituel qui faisait qu'elles étaient au service de Dieu en vue du jugement des hommes impies. La durée du tourment qu'elles infligeaient est établie par Dieu à cinq mois, ce qui, d'après un commentaire, équivaut à la durée de vie des sauterelles ou à celle de la saison sèche en Orient, temps de leur nuisance. Le but clairement annoncé du fléau n'est pas de procurer la mort aux hommes rebelles à Dieu, mais de leur infliger une profonde souffrance.

A la lecture de ce texte, nous pouvons nous demander quel est le but que Dieu vise à travers ce fléau qui touche à tous les habitants de la terre. Nous pouvons y répondre de plusieurs manières. Dans sa prophétie sur la fin des temps, Jésus dit à Ses disciples qu'il arrivera un temps où ils seront haïs de toutes les nations : Matthieu 34,9. Dans une grande partie de celles-ci, les véritables chrétiens seront haïs, persécutés, emprisonnés et même décapités. Si ceux qui, parmi les enfants de Dieu, périssent de cette manière ont part à la consolation de Dieu, il reste que leur sang innocent versé crie vengeance : Apocalypse 6,10. Avant le jugement final et définitif du grand trône blanc, il est, dit Paul, de la justice de Dieu de rendre la souffrance à ceux qui ont fait souffrir les enfants de Dieu dans ce monde : 2 Thessaloniciens 1,6. Lorsque les enfants de Dieu ne trouvent plus personne pour assurer leur défense et leur sécurité dans ce monde, ils peuvent savoir que Dieu ne les oublie pas. Il se lève alors Lui-même et, par des moyens connus de Lui seul, Il vient à leur secours et punit ceux qui sont leurs ennemis.


Retrouvez moi tous les mercredis à 18 H sur : https://www.lasaintquentinoiseradio.fr/

samedi 14 septembre 2024

APOCALYPSE 9,2

Doté de la clé du puits de l'abîme, l'ange destiné à inaugurer le 1er malheur des trois annoncés, en ouvrit l'entrée. Aussitôt, deux phénomènes se produisirent. Une fumée opaque, comme celle issue d'une grande fournaise s'en échappa. Cette fumée était si épaisse qu'elle obscurcit le soleil et satura l'air ambiant. Des essaims de sauterelles sortirent de la fumée et couvrirent toute la terre.

La fumée qui s'échappe du puits de l'abîme nous rappelle que le monde d'en bas est un feu dévorant. Jésus Lui-même l'a décrit en ces termes. Au jour du jugement, a-t-il dit, les anges extirperont du royaume de Dieu tous ceux qui auront usé de ruse et commis le mal. Il les jetteront dans la fournaise de feu où il y aura des pleurs et des grincements de dents : Matthieu 13,41-42. Alors qu'il avait mené joyeuse et brillante vie, le riche qui avait méprisé Lazare est précipité dans le séjour des morts où il souffre cruellement de la flamme qui y brûle : Luc 16,24. Qui de nous, se demandent les pécheurs effrayés, peut rester auprès d'un feu dévorant, auprès de flammes éternelles ? : Esaïe 33,14. "Le feu, tel que nous le voyons dans le soleil, est la source de toute vie sur la planète. En soi, il est une puissance terrible de destruction. Si l'on viole les lois de la nature en l'approchant de trop près, on en est puni par la souffrance et la destruction... (Norman Grub : la loi de la foi)." Préparé pour le diable et ses anges, le feu de l'abîme accueillera pour leur malheur éternel tous ceux qui les auront suivi dans la voie de la rébellion et de l'injure contre Dieu :Matthieu 25,41.

Retrouvez moi tous les mercredis à 18 H sur : https://www.lasaintquentinoiseradio.fr/

vendredi 13 septembre 2024

APOCALYPSE 9,1

C'est du ciel, qu'au son de la 5ème trompette du 5ème ange, le 1er malheur annoncé s'exécute. Jean voit une étoile, sans doute une créature céleste : Job 38,7, précipitée de la sphère céleste et tomber sur la terre. La formule utilisée par Jean rejoint celle exprimée par Jésus lorsque, suite à l'envoi des disciples en mission, Il parla de la chute de Satan du ciel : Luc 10,18, ainsi que celle utilisée par Esaïe pour décrire celle de l'astre brillant, jeté par terre à cause de son désir de s'élever au-dessus des étoiles de Dieu : Esaïe 14,12-13. Tous ces éléments réunis évoquent dans le 5ème malheur une manifestation hors-norme, orchestrée par Dieu, de la puissance maléfique du diable en vue de tourmenter et oppresser les hommes rebelles. 

Précipité sur terre, l'ange mauvais reçut la clé du puits de l'abîme. Comme il en est pour l'histoire de Job, Satan ne reçoit ici son pouvoir de nuire que de Dieu. Sans Son autorisation, Satan est incapable d'aucun mal. Le pouvoir que Dieu lui donne sert deux buts. Le premier est qu'il contribue à l'exécution de Ses jugements. Puisque les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, ils doivent en connaître tous les effets maléfiques. Le second est de démontrer que, contrairement à Dieu, celui que les hommes servent n'a aucun sentiment d'affection pour eux. Satan est méchant. Il n'a aucune once de bonté. Sa joie ne se trouve pas dans notre bonheur, mais dans notre douleur. Trompés, les hommes le préfèrent pour leur malheur à Dieu. Mais la réalité finit toujours par détrôner le mensonge et l'illusion.

Le 5ème malheur a pour but de libérer les forces mauvaises enfermées dans l'abîme pour qu'elles tourmentent les hommes. L'abîme est cité de nombreuses fois dans l'Ecriture, en lien avec le séjour des morts : Job 26,6 ; Proverbes 15,11 ; 27,20. C'est un lieu de détresse absolue dans lequel la consolation qu'apporte la fidélité de Dieu est absente : Psaume 88,11. Le lieu est si redoutable que des démons que Jésus voulait chasser Le prièrent de ne pas les y jeter : Luc 8,31. C'est le lieu d'où montera la bête qui surgira dans les derniers temps : Apocalypse 11,7 ; 17,8, lieu qui a pour roi l'ange Abaddon (hébreu) ou Apollyon (grec), nom qui signifie "le destructeur" : Apocalypse 9,11. 

La description du 5ème malheur occupe en termes de versets plus de place que ceux qui l'ont précédé. Ce simple fait suffit à montrer quelle puissance destructrice ce malheur aura sur l'humanité dans son ensemble.


Retrouvez moi tous les mercredis à 18 H sur : https://www.lasaintquentinoiseradio.fr/

APOCALYPSE 17,10

Outre le fait que les sept têtes de la bête représentent sept empires qu'elle rassemble en une seule entité, elles figurent également se...