vendredi 28 juin 2024

APOCALYPSE 5,11 et 12

Après avoir vu le trône de Dieu dans le ciel (Chapitre 4), et assisté à la promotion de l'Agneau comme le seul digne d'ouvrir le livre du jugement, la vision de Jean se termine par l'expression par les myriades d'anges de la glorification de Celui-ci. Sept dons sont reconnus par les serviteurs célestes de Dieu comme dignes d'être reçus par l'Agneau :

- la puissance ou le pouvoir. Celui qui s'est laissé dépouiller pour le salut des élus, au point d'être traité comme un ver, est seul digne de recevoir la royauté et le pouvoir. Il a prouvé par son abaissement à quel point Il aimait ceux qu'Il avait faits. Son amour le qualifie pour être leur roi et leur berger.

- la richesse. Lui qui était riche s'est dépouillé de toute Sa gloire. Il s'est fait pauvre, non seulement en devenant homme, mais en n'ayant même pas un lieu où reposer sa tête. Il a fini suspendu sur une croix entre ciel et terre, perdant jusqu'à ses vêtements dans l'ignominie dont il fut l'objet. A Lui revient légitimement la récompense suprême d'être au bénéfice de toute la richesse du Dieu d'amour.

- la sagesse. Jésus a été l'expression de toute la folie de l'amour de Dieu, de Sa passion extrême pour la réalisation de Son dessein qui était de se former un peuple pour Lui. La croix est une folie, un scandale pour les Juifs, une folie pour les Grecs, mais elle est la sagesse et la puissance de Dieu pour tous ceux qui sont appelés par la foi. La sagesse de Dieu, manifestée par la venue de l'Agneau, a déjoué la ruse de l'ennemi, qui pensait avoir rendu caduque par le péché le projet de Dieu. Oui, cette reconnaissance Lui est due à jamais.

- la force. Jésus a été rendu faible à l'extrême. mais c'est par sa faiblesse qu'Il nous a sauvé et que le projet de salut de Dieu s'est accompli. La faiblesse de Dieu est plus forte que la folie des hommes et toute la puissance mise en oeuvre par le diable pour contrecarrer le projet de Dieu. Tel est le témoignage rendu ici par la reconnaissance des êtres célestes. A l'Agneau soit la force !

- l'honneur. Jésus a été déshonoré à l'extrême. il a consenti à être mis au rang des malfaiteurs. Insulté, méprisé, battu, rejeté par les hommes, Il a été réhabilité par Dieu par la résurrection. Oui, à Lui revient de droit l'honneur ! Car il n'y a dans le ciel et sur la terre aucune créature qui a accepté de perdre autant que Lui pour sauver les autres.

- la gloire. Jésus a connu pour nous la honte, l'infâmie, l'ignominie la plus grande... par obéissance au Père et par amour pour ceux qu'Il venait sauver. C'est pourquoi Dieu l'a élevé et Lui a donné le nom qui est-au-dessus de tout nom : Philippiens 2,9 à 11.

- la louange. Dans son humiliation, Jésus a été jusqu'à être traité par les responsables religieux de Son peuple de "fils de Beelzebul" : Matthieu 12,24. En récompense de tout ce qu'Il a enduré de diffamant en vue de la rédemption du monde, Il est digne de recevoir de toutes les créatures l'adoration et la louange à jamais.

Joignons-nous à la louange apportée par tous les serviteurs célestes de Dieu à l'adoration de l'Agneau !



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mercredi 26 juin 2024

APOCALYPSE 5,10

Après avoir énoncé la raison majeure qui fait que l'Agneau est le seul digne d'ouvrir le Livre du jugement que Celui qui est assis sur le trône tient dans sa main droite, les êtres célestes proclament la double vocation à laquelle Dieu a destiné ceux qui sont les bénéficiaires de l'oeuvre rédemptrice de Christ. Parce qu'ils ont été rachetés par le sang de l'Agneau, les élus de toutes nations jouissent désormais devant Dieu d'un statut qui fait d'eux des cohéritiers du Christ, quant à la double prérogative que Sa position de Fils éternel de Dieu et Médiateur lui octroie : celle de roi et celle de prêtre.

Ces titres et fonctions donnés à chaque membre du peuple de Dieu manifestent la portée glorieuse du fruit de l'abaissement et de l'humiliation extrême vécue par le Fils de Dieu dans Son rôle de Sauveur. La rédemption est plus qu'un sauvetage. Elle est une imputation. A Christ est imputée, l'avilissement conséquent à la colère de Dieu à cause de nos péchés. Aux rachetés, sont imputées la justice et la dignité essentielle du Christ. Tout ceci n'est uniquement dû qu'à la richesse de la grâce dont nous sommes l'objet et pour laquelle nous ne sommes absolument pour rien !


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mercredi 19 juin 2024

APOCALYPSE 5,9

La vision que reçoit Jean et qui fait l'objet de ce chapitre porte tout entier sur une question : qui, dans l'univers, est digne de prendre et d'ouvrir le livre du jugement qui se trouve dans la main droite de Celui qui est assis sur le trône ? Malgré l'éminence des êtres célestes qui forment la cour du Roi, personne ne possède la dignité requise, ce qui effondre Jean. Un des anciens présents va consoler l'apôtre. La question posée ne restera  pas sans réponse. Quelqu'un possède la dignité suffisante pour être le Juge qualifié du monde. Il s'agit de l'Agneau qui a été sacrifié. Son amour qui l'a poussé à se donner d'une façon si totale qu'il en est devenu l'homme qui porte le péché du monde, le rend digne, apte, compétent, légitime pour juger le monde. A cette raison,  les êtres célestes qui entourent le trône en ajoute ici une seconde : l'Agneau est digne de prendre le Livre et d'en ouvrir les sceaux, car 1° Il s'est offert en sacrifice, 2° Il a racheté pour Dieu par Son sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation.

Qu'apporte de plus cette précision ? Elle nous dit que si Jésus, le Seigneur, peut juger les hommes de toutes les fractions de l'humanité, c'est aussi parce que l'Evangile de leur salut a été annoncé à tous. Jésus l'a dit dans Sa prophétie sur la fin des temps : Cette bonne nouvelle du royaume sera proclamée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin : Matthieu 24,12. La réalisation de cette prophétie démontre que l'ordre donné par Jésus à Ses disciples avant Son départ a été accompli : Matthieu 28,19. Le rachat par Jésus d'hommes de toute langue, tout peuple, toute tribu témoigne aussi contre ceux qui seront jugés que la cause de leur jugement ne se trouve pas dans l'ignorance, mais dans l'incrédulité.

Jean nous dit que c'est par un chant que les créatures célestes célèbrent la dignité de l'Agneau ! Il nous donne ici le thème qui doit constituer pour l'Eglise le coeur de ses cantiques : la dignité du Messie, le Christ-Sauveur, l'éloge de Son amour magnifié par le sacrifice de toute sa Personne pour notre salut !


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vendredi 7 juin 2024

APOCALYPSE 5,8

La main de Celui qui siège sur le trône s'étant ouverte pour donner le livre qu'elle tenait à l'Agneau, toutes les créatures glorieuses qui se trouvaient dans son environnement se prosternèrent devant Lui. Les représentants de toute la création (les quatre êtres vivants) et ceux de l'Ancienne et de la Nouvelle Alliance (les vingt-quatre anciens) sont unanimes dans l'adoration de l'Agneau. Enfin, l'heure est venue où le mal, l'impiété, le péché, la méchanceté et tout ce qui, dans le monde, fait souffrir la création et les justes, pourront être jugés. Tous reconnaissent en L'adorant la légitimité du Juge qu'est l'Agneau, Celui qui s'est immolé et qui est venu pour, justement, ôter par Son sacrifice le péché du monde. D'un part, il n'y a plus de délai. L'Agneau a le Livre qui renferme les décisions de justice du Dieu vivant, en main. D'autre part, il n'y a plus d'équivoque. Les êtres créés ne peuvent accuser Dieu d'illégitimité en les condamnant et en faisant valoir Sa justice. Celui qui les juge a connu leur condition. Il a marché au milieu d'eux, les a aimés au point de perdre sa vie pour leur salut. Toutes les conditions pour un jugement juste et équitable sont remplies.

Alors que l'Agneau a dans Sa main le Livre de la justice de Dieu, les êtres glorieux qui sont prosternés devant Lui n'ont pas les mains vides. Chacun d'eux tient une harpe et des coupes d'or remplies de parfums qui, dit Jean, sont les prières des saints. Peut-être nous arrive-t-il, lorsque nous faisons monter vers Dieu nos soupirs à cause du péché de l'humanité, de nous demander où sont allées nos prières ! La réponse est ici.  Chaque prière des saints est recueillie, enregistrée et se verra, au jour du jugement, exaucée. Le contenant de ces prières, des coupes en or, souligne à quel point celles-ci sont précieuses pour Dieu. Combien sont-ils aujourd'hui qui crient à Dieu, et Lui demandent vengeance (Apocalypse 6,10), pour leur sang répandu sur la terre ? Caïn, en tuant son frère Abel, avait cru le faire taire. Mais Dieu lui dira : Qu'as-tu fait ? Le sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi ! : Genèse 4,10. Depuis ce premier martyr, le cri de millions d'autres s'élèvent de la terre vers Dieu appelant Sa justice et Sa vengeance ! C'est à l'Agneau qu'Il revient de les exaucer, et nous aussi qui soupirons après un monde débarrassé de la vilenie du péché.


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mercredi 5 juin 2024

APOCALYPSE 5,7

Identifié comme Celui qui est le seul digne de prendre le livre qui était dans la main droite de Dieu et de l'ouvrir, l'Agneau s'avance et, sans mot dire, s'en saisit. Il n'y a là ni brutalité, ni coup de force. L'Agneau s'avance, et le Père Le connaissant, L'aimant, connaissant Sa bravoure, Sa valeur, sachant qui Il est, avec joie, ouvre Sa main et le laisse prendre le livre. Oui, s'il y a quelqu'un à qui le Père peut remettre avec une pleine confiance le sceptre du Juge, c'est Lui l'Agneau qui est allé jusqu'à s'offrir et s'immoler pour le salut des hommes. N'a-t-Il pas prouvé par Son dépouillement, Son abaissement, Son sacrifice à quel point Il les aimait et était prêt à s'investir pour que le désir de Dieu de s'agréger une famille qui Lui ressemblerait se réalise ? En confiant à l'Agneau la charge du Juge, le Père sait qu'Il la donne à Celui qui a fourni une telle preuve d'amour envers les hommes, qu'Il est allé jusqu'à s'identifier dans la mort avec eux, qu'il ne pourrait trouver aucun être ailleurs qui ne soit plus équitable que Lui. Oui, Toi, l'Agneau qui s'est immolé pour nous, Tu es le seul digne de nous juger !

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jeudi 30 mai 2024

APOCALYPSE 5,6

Suite à la parole de l'ancien, Jean a la vision de Celui qui, selon ses dires, a vaincu pour ouvrir le livre scellé de sept sceaux, tenu dans la main droite de Dieu. Le Messie se présente ici sous plusieurs aspects. En premier lieu, Jean constate qu'il se trouve au milieu du trône. La vision qu'a Jean ici s'est-elle substituée à celle décrite dans le chapitre précédent ? Ou s'est-elle superposée à elle ? Toujours est-il que l'Etre qu'il voit maintenant se trouve au même endroit que Celui qui occupait le trône dans la vision précédente. S'Il le peut, évidement, c'est parce qu'Il possède la même nature et la même dignité que Lui. Les créatures glorieuses qui se trouvent près du trône l'environnent, mais ne l'occupent pas. Elles n'en ont pas la dignité et ce n'est que par usurpation qu'elles tenteraient de le faire. L'Etre que voit Jean est entouré, comme Celui de la vision précédente des quatre êtres vivants et des anciens. Il est au coeur de leur attention et, nous le verrons, également de leur adoration. La situation centrale qu'occupe le Messie, sur le trône et au milieu de la cour du Souverain des cieux, souligne à nouveau le caractère divin de Sa nature.

Le Messie se présente ensuite sous les traits d'un Agneau debout comme offert en sacrifice. Sa position n'est pas celle d'un vaincu, mais d'un vainqueur. Il n'est cependant pas un vainqueur du type de ceux qui n'ont pas souffert pour arracher la victoire à leurs ennemis. L'Agneau debout a souffert. Il a payé de Sa personne pour remporter la victoire. Même s'Il occupe la place royale dans le royaume des cieux, Il porte sur Lui la marque des stigmates et des blessures qui ont été le prix payé par sa Personne pour vaincre. L'Agneau n'a pas été seulement blessé. Il a été offert en sacrifice, tel qu'aurait dû l'être Isaac, le fils d'Abraham, sauvé in-extrémis de cette mort cruelle. La vision de Jean nous rappelle, et nous rappellera en éternité, que le passage sur terre du Fils de Dieu n'a pas été sans dommage pour Lui. Elle a laissé sur Lui et pour l'éternité une trace de souffrance indélébile. C'est cette trace qui, sans cesse, rappellera aux élus le prix de leur rédemption et la richesse de la grâce incommensurable dont ils auront été l'objet.

L'Agneau a sept cornes, symbole du pouvoir absolu (cf Matthieu 28,18) et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu (signe de la plénitude spirituelle absolue). Jean précise la mission de ces "sept esprits de Dieu". Ils sont envoyés par toute la terre. Il n'y a aucun endroit qui ne leur est inaccessible. Les sept esprits de Dieu sont en quelque sorte des esprits missionnaires, chargés de faire connaître à tout peuple, toute nation, tout pays l'Evangile du Seigneur Jésus : Matthieu 28,20. Ils nous rappellent également qu'il n'y a rien qui ne soit caché aux yeux de Dieu et de son Christ. Tout est à nu et à découvert devant Celui auquel chacun devra rendre compte : Hébreux 4,13



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mercredi 29 mai 2024

APOCALYPSE 5,5

La tristesse profonde qu'a ressentie Jean en constatant que nulle créature n'a la légitimité morale d'ouvrir le livre qui se trouve dans la main droite de Dieu n'est heureusement pas sans remède. L'un des anciens présents devant le trône appelle l'apôtre à se ressaisir. La raison des pleurs de Jean est que personne parmi tous les êtres qui sont dans les cieux ou sur la terre ne pouvaient s'avancer vers Dieu pour prendre le livre tenu fermement par la main droite de Dieu, l'ouvrir et opérer en Son nom le jugement. Ce "personne" n'est pas vrai, lui dit l'ancien. Il y a une Personne qui a la légitimité morale et spirituelle pour être l'agent par lequel s'exécute le jugement de Dieu sur toute créature. Cette personne est à la fois un habitant des cieux et de la terre. L'ancien donne à cette personne deux titres :

- le lion de la tribu de Juda : le Messie promis par les prophètes, issu d'Israël
- Le rejeton de la racine de David, le roi selon le coeur de Dieu

Il est, dit l'ancien, Celui qui a vaincu et qui, à cause de Sa victoire, possède la légitimité morale pour être le Juge de tous au nom de Dieu. Il est Celui qui a été exposé au péché et qui n'a jamais péché. Il est Celui qui a été tenté par le diable et qui, contrairement à Adam, n'a jamais cédé. Il est Celui qui a vécu au milieu du monde sans jamais avoir épousé sa mentalité, son esprit, ses valeurs. Il est Celui qui, en tout temps, a donné satisfaction et fait la joie de Son Père qui est dans les cieux. Il est Celui qui a assuré le salut, la rédemption pour tous ceux qui croient et se confient en Lui. Parce qu'il est à la fois Dieu et qu'Il a partagé la condition de l'homme, il n'y a rien qui, dans Sa Personne, ferait défaut ou manquerait pour que Dieu estime qu'Il ne soit pas le digne représentant qu'Il cherche pour exercer Son jugement. Volontairement, a dit Jésus, le Père a choisi de ne juger personne, mais de remettre tout jugement au Fils : Jean 5,22. Ainsi, c'est par un homme, représentant de Dieu, venu les sauver que les hommes seront jugés. Devant ce prodige, toute bouche est fermée, et toute langue ne pourra confesser que Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père.




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APOCALYPSE 17,10

Outre le fait que les sept têtes de la bête représentent sept empires qu'elle rassemble en une seule entité, elles figurent également se...