mardi 1 juillet 2025

APOCALYPSE 14,15 et 16

Le Seigneur Jésus présenté comme Celui par qui la moisson finale va s'opérer, un ange sort du temple pour lui dire de lancer la faucille qu'Il tient dans la main pour commencer la moisson. L'heure de la moisson ne se produit pas au hasard. Elle se produit lorsque le grain est mûr, prêt à être coupé. Si le Fils paraît pour moissonner, Il ne le fait pas de Sa seule initiative. C'est en accord avec Celui qui se trouve dans le temple, et sur Son ordre, que le Fils jette sa faucille sur la terre et procède ainsi à la moisson. Comme il y eut une heure précise où, ici-bas sur la terre, la mission du Fils de Dieu s'accomplit pour notre salut, il y a dans le ciel une heure précise où le Fils de l'homme lèvera la main pour engranger la moisson divine. 

L'heure de la moisson est l'heure où l'humanité dans son ensemble rend compte de ses actes devant Dieu. Si, dans le passé, il se trouve qu'une nation ait pu connaître le jugement, ici celui-ci concerne tous les peuples. Nul n'y échappe. L'heure de la moisson est l'heure au cours de laquelle tout ce qui, jusque là, était resté impuni, doit recevoir le salaire qu'il mérite. Si Jésus est venu la première fois en tant que Sauveur, c'est en tant que Juge qu'Il paraît la seconde fois. C'est pourquoi nous le voyons assis sur la nuée lorsqu'Il jette sa faucille sur la terre. Le texte souligne qu'il y a un temps qui s'écoule entre le moment où le Juge paraît et celui où Il exécute le jugement. Peut-être sommes-nous dans ce temps, ou pas encore ! Quoi qu'il en soit, que le Christ soit notre refuge avant qu'Il ne soit notre Juge !

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lundi 30 juin 2025

APOCALYPSE 14,14

Les trois anges ayant avertis l'humanité du jugement qui allait venir, Jean voit apparaître le Seigneur Jésus sur une nuée. Trois caractéristiques soulignent cette manifestation du Seigneur. La première porte sur son apparence générale. Il ressemble, dit Jean, à un fils d'homme. Bien qu'Il soit glorifié, Jésus continue à porter sur lui la marque de son passage sur terre. Cette ressemblance avec l'humanité est, selon ses propres paroles, la raison majeure qui fait que le Père se dessaisisse du jugement en faveur du Fils : Jean 5,22, et que le Fils soit qualifié pour exercer ce rôle : Jean 5,27. La seconde caractéristique du Seigneur dans cette vision tient à la couronne d'or qu'il porte sur sa tête. Du temps de son humiliation, Jésus a été couronné d'épines par les hommes. Mais ce n'est plus le cas ici. Il vient ici en Maître absolu, en Roi qui a toute légitimité pour exercer le droit et la justice. La couronné d'épines parlait de l'infâmie que Jésus a connu pour nous, lorsque, dans son humble soumission à son Père, il est pris à son compte notre condamnation. La couronne d'or qu'il porte ici témoigne de l'autorité absolue qui est la sienne depuis Son triomphe manifesté par Sa résurrection et Son ascension. Il a enfin en main une faucille qui témoigne du but même de sa manifestation. Le Fils de l'homme vient pour moissonner, séparer une fois pour toutes le blé de l'ivraie : Matthieu 13,37 à 42. Le Fils de l'homme est venu une première fois comme un semeur. Il reviendra une seconde fois en tant que moissonneur.

Chaque étape du plan de Dieu et de la consommation des choses est marquée par la manifestation de Jésus. C'est l'Agneau qui ouvre les sceaux : Apocalypse 6,1. Sa manifestation sous cette forme indique que la porte de la grâce est encore ouverte dans cette première partie de l'Apocalypse. Ici c'est le Roi-Juge qui vient. L'année de la grâce se termine. Vient le temps de la colère et du jugement, ce jour terrible annoncé autrefois par les prophètes : Joël 2,1-2 ; 1,15 ; 3,14. 


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samedi 28 juin 2025

APOCALYPSE 14,13

Sur les sept béatitudes que compte l'Apocalypse, celle qui nous est formulée ici est la seconde. La première nous invitait à écouter, méditer et garder les paroles de la prophétie révélée à Jean : Apocalypse 1,3. Celle-ci intervient dans le récit juste après l'apparition des trois anges introduisant la série des sept derniers jugements de Dieu sur le monde impie et rebelle qui suit la bête. Ce temps sera alors si terrible que l'auteur inspiré estime heureux ceux, dans la foi, qui y échapperont par la mort, à cause du repos dans lequel ils entreront.

Si la Bible ne cache pas les difficultés auxquelles le disciple de Jésus aura inévitablement à faire face dans ce monde, le langage des béatitudes ne va jamais, comme elle le fait ici, à envisager la mort comme un sort préférable à la vie. Dans le sermon sur la montagne, Jésus ne souhaite pas à Ses disciples persécutés de mourir. Il les invite plutôt à porter leurs regards sur la récompense qui les attend pour leur fidélité, à l'instar des prophètes qui les ont précédés : Matthieu 5,10-12. Le langage que tient ici le Seigneur souligne le caractère extrêmement difficile et insupportable de l'époque marquée par les évènements qui vont être annoncées. Oui, il y a et il y aura des moments si terribles dans le monde pour les croyants qu'il vaut mieux qu'ils n'en fassent plus partie. La mort d'un croyant dans de telles circonstances n'est pas une punition, mais une grâce qui lui est donnée d'en-haut. Elle lui permet d'échapper à des souffrances indicibles et d'entrer dans un repos libérateur, dans l'attente de la récompense divine pour ses travaux et son témoignage ici-bas.

Nous ne sommes pas pour l'heure encore dans cette conjoncture. Mais partout, le sort et la condition des disciples de Jésus s'aggravent. Les évènements se précipitent et les nuages sombres qui précèdent l'orage s'accumulent partout dans le ciel. Heureux aujourd'hui celui qui, déjà, est dans le Seigneur. Il n'aura pas à se préparer pour le temps et les moments où il sera repris. Ce n'est qu'aux croyants que la Parole dit : Heureux êtes-vous... Pour les autres, à cinq reprises, le livre de l'Apocalypse n'a qu'un langage :  Malheur, malheur, malheur à vous : Apocalypse 8,13

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jeudi 26 juin 2025

APOCALYPSE 14,12

La nouvelle de la rétribution éternelle des rebelles à Dieu n'est pas qu'une affaire de justice. Elle est aussi un des ingrédients qui nourrit la foi et la persévérance des saints. Non, la fidélité à Dieu, la soumission à Son autorité, la volonté de garder Ses lois et Ses commandements ici-bas ne sont pas vaines. Il y a une rétribution qui attend aussi bien les justes que les méchants. Que les rebelles le sachent : chacune des exactions, chaque acte pécheur commis leur seront redemandés. La comptabilité de Dieu est tenue au centime près. Que les justes le sachent aussi : le moindre verre d'eau froide donné à son frère dans le besoin, la moindre parole édifiante, le moindre geste d'amour et de miséricorde est recensé dans le livre de Dieu. La volonté des justes de plaire à Dieu ici-bas a pour moteur principal l'amour. Mais elle est aussi motivée par une certitude : celle d'une récompense promise par Dieu pour toute oeuvre bonne : Marc 9,41 ; Luc 6,35 ; Colossiens 3,23-24. 

C'est par la grâce de Dieu seule que nous entrons dans Son royaume. Mais, Jésus l'a dit, notre futur dans ce royaume se prépare déjà ici-bas : Matthieu 25,14 à 30. La joie du juste sera entière au jour où, dans ce royaume, il sera accueilli et récompensé pour sa fidélité par son maître. Le sort qui arrivera aux méchants ne ternira en rien cette joie. Au contraire ! "Le juste sera dans la joie, car il verra la vengeance ; il lavera ses pieds dans le sang des méchants, et les hommes diront : "Oui, il y a une récompense pour le juste. Oui, il y a un Dieu qui exerce la justice sur la terre ! : Psaume 58,11-12."

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mardi 24 juin 2025

APOCALYPSE 14,11

Si certains dans ce monde espèrent que l'enfer, par la compassion de Dieu, ne peut durer indéfiniment, ce verset de l'Apocalypse le dément absolument. Jean le dit : le tourment que connaitront les damnés est un tourment sans fin. Semblable à un feu qui ne se termine jamais, la fumée qui s'en dégage perdure aux siècles des siècles, expression synonyme d'éternité. Et s'il y avait encore un doute sur cette réalité, le texte ajoute que ceux qui auront adoré la bête et son image et auront reçu sur leurs corps la marque de son nom, ne connaîtront aucun repos ni jour ni nuit.

Comment un Dieu plein de bonté et d'amour peut-il s'accorder en lui-même avec la connaissance d'une telle condition pour des âmes qu'Il a faites ? A cette question partiale, plusieurs réponses doivent être apportées. La première est que résumer Dieu à un seul de ces attributs, c'est le réduire à une image taillée. Oui, Dieu est lent à la colère, riche en bonté et en fidélité. Il est miséricordieux, mais Il est aussi un Dieu de justice qui se doit de punir le péché et l'idolâtrie à la hauteur de leur gravité. La lenteur avec laquelle Il met en route Sa colère ne doit jamais nous faire penser que celle-ci n'éclatera jamais. Elle nous dit, au contraire, qu'au jour où Sa longanimité et Sa longue patience cesseront, elle se manifestera avec une ardeur terrible. La seconde est que le tourment que connaissent les damnés ne leur vient pas de Dieu, mais d'abord de leurs péchés, de leur obstination dans la rébellion, la provocation et la désobéissance volontaire et répétée à Sa Parole et Ses commandements. Jésus précise dans la parabole du jugement final que le feu éternel n'a pas été préparé à l'origine pour les hommes, mais pour le diable, l'ange qui est à l'origine de toutes les rébellions : Matthieu 25,41.  Ne seront avec le diable que ceux qui auront préféré le suivre dans sa voie que de se rendre à Dieu, conquis par Son amour en Jésus-Christ.

Dieu, voulant montrer Sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grand patience des vases de colère tout prêts pour la perdition. Il a voulu aussi faire connaître la richesse de Sa gloire envers des vases de compassion qu'Il a d'avance préparés pour la gloire : Romains 9,22-23. Tous, damnés et sauvés, magnifieront un aspect de la gloire de Dieu. Aucun ne le déshonorera et ne jettera sur lui une ombre honteuse. La question est de savoir de quelle manière dans l'éternité Dieu tirera Sa gloire de notre condition.


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mardi 6 mai 2025

APOCALYPSE 14,9-10

Suivant les deux premiers, le 3ème ange vient ajouter un dernier message rendant complet l'avertissement que le ciel adresse aux habitants de la terre. Le 1er message était une invitation à revenir à Dieu et à craindre, non les puissances qui dominent le monde d'ici-bas, mais l'Eternel, le Créateur du ciel et de la terre, le Juge suprême et final de tout. Le second message annonçait la chute de Babylone, le système anti-Dieu et antichrétien qui a corrompu tous les peuples par ses vices, sa corruption et son idolâtrie. Le 3ème avertit les terriens des conséquences qui attendent ceux qui adorent la bête, son image et qui reçoivent sa marque sur leur front et sur leur main. Ils auront part aux tourments éternels et seront l'objet de la colère et de la fureur de Dieu, comme ceux à qui ils se sont voués.

L'ordre dans lequel apparaissent les messagers ne relèvent pas du hasard. Il constitue le processus que Dieu suit pour apporter Sa lumière aux peuples. Dieu lance d'abord une invitation à venir ou revenir à Lui, à se détourner des idoles pour échapper à Sa colère et Son jugement. Puis, Il avertit par la prophétie et annonce d'avance ce qui arrivera à ce monde, afin d'inciter ses habitants à se détourner de son emprise et de sa séduction. Il prédit enfin ce que sera la fin de tout homme qui s'entête à Lui résister et à refuser d'écouter l'appel qu'Il lui adresse. La gravité et la sévérité du message vont crescendo suivant le degré de résistance à son appel et d'endurcissement dont ceux qui en sont les destinataires sont l'objet (cf Le Pharaon d'Egypte).

Quel sort attend ceux qui résistent à l'appel de Dieu à se repentir de leurs péchés et à se désolidariser de ce monde de ténèbres pour s'attacher à Christ, le Sauveur qu'Il a envoyé pour eux ? Il sera finalement le même que celui qu'a connu Jésus à la croix. Le rebelle boira jusqu'à la lie le vin de la fureur de Dieu, la coupe amère que Jésus a du boire à notre place à la croix lorsqu'il cria à son Père : Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné ? : Matthieu 27,46. Le vin de la fureur de Dieu, précise Jean, sera versé sans mélange dans la coupe de Sa colère. Même si la caractéristique de Dieu est la miséricorde et la compassion, il sera alors inutile d'espérer de sa part un adoucissement quelconque à l'âpreté de son jugement. Comme le croyant est au bénéfice de l'absolu de l'amour de Dieu, l'impie rebelle sera l'objet de Sa colère dans sa fureur la plus grande. La souffrance de l'impie sera d'autant plus grande, dit Jean, que c'est devant les saints anges de Dieu et devant l'Agneau qu'il se trouvera dans cet état. Il verra Celui que Dieu lui avait envoyé pour le sauver et qu'il a méprisé et, si c'était possible, sa souffrance sera décuplée par le remords qui s'emparera de lui en voyant Jésus, le Sauveur qui a tant souffert pour son salut, le regarder et refuser de lui faire grâce !

Que le triple appel des anges de l'apocalypse trouve aujourd'hui un écho favorable dans le coeur des pécheurs qui l'entendent !



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jeudi 1 mai 2025

APOCALYPSE 14,8

Outre l'invitation adressé aux habitants de la terre d'adorer le seul et le vrai Dieu, le Créateur de la terre et des cieux, le 1er ange les prévenait que l'heure de son jugement est venue. Le second ange nous dit en quoi ce jugement consiste : la chute soudaine, inattendue mais irrémédiable de Babylone la grande !

A quoi correspond cette Babylone ? En quoi sa chute est-elle quelque part une bonne nouvelle et constitue-t-elle un des articles de l'Evangile éternel que le 1er ange est chargé d'annoncer aux habitants de la terre ? Il apparaît que dans le langage biblique Babylone représente la capitale symbolique du monde. C'est chez elle que l'on trouve toutes les abominations qui se commettent sur terre, comme le sang des martyrs, des saints et des témoins de Jésus : cf Apocalypse 17." Elle est la mère des prostituées et des abominations de la terre. Représente-t-elle une ville en particulier ? Nulle doute qu'au temps de Jean, Rome en était le symbole ! 

Avant le jugement final du grand trône blanc : Apocalypse 20,11 à 15, Dieu devra juger le système antichrétien de ce monde qui aura été la cause des souffrances séculaires du peuple de Dieu. Ce jugement est une bonne nouvelle pour les élus. Comme Jean-Baptiste l'a été pour Jésus, il est le signe de la manifestation proche du Royaume de Dieu. La repentance a permis aux élus d'être dans les dispositions qui leur permettent d'accueillir le Messie. Le jugement du monde est l'étape nécessaire et préalable à la manifestation du royaume de Dieu. Paul l'a souligné dans sa seconde lettre aux Thessaloniciens. Il est du juste jugement de Dieu de rendre la souffrance à ceux qui ont fait souffrir le peuple de Dieu. En même temps, le jugement de Dieu met en valeur ceux qui seront trouvés dignes de faire partie de Son royaume : 2 Thessaloniciens 1,5. Ce qui est cause terrible de malheur pour les uns en sera une profonde de joie, d'allégresse et de bonheur pour d'autres.

Si Babylone doit être jugé, c'est à cause de l'influence corruptrice qu'elle aura exercé sur toutes les nations. Il n'y en a pas une seule qui n'ait pas goûté au vin de la fureur de sa prostitution. les chapitres 17 et 18 de l'Apocalypse sont consacrés tout entier à l'évènement annoncé ici d'avance. Entendons cependant le message de l'ange! Comme il n'est pas resté pierre sur pierre du temple de Jérusalem, comme Jésus l'avait prophétisé 40 ans avant sa réalisation : Matthieu 24,2, il ne restera bientôt rien du système corrompu tant moral, économique et spirituel qui domine ce monde !

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APOCALYPSE 17,10

Outre le fait que les sept têtes de la bête représentent sept empires qu'elle rassemble en une seule entité, elles figurent également se...